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Stéphane Erhardt

L’auteur de 2084 a suivi un parcours naviguant entre de deux mondes que tout semble opposer : l'informatique et le secours à la personne. Ingénieur en informatique, il connaît de l’intérieur les architectures invisibles, les flux de données et les algorithmes qui, dans son roman, deviennent les instruments d’une « Bienveillance Numérique ». Parallèlement, son engagement de plus de vingt ans comme sapeur-pompier volontaire l’a confronté à la réalité la plus crue, là où les émotions ne sont pas encore « calibrées » par un bracelet biométrique. Une question s’est imposée à lui : comment une humanité capable de prouesses technologiques inouïes peut-elle s'enfermer dans un système qui, sous couvert d'optimiser le bonheur, finit par effacer l'individu ? Ayant cherché les racines de nos impasses collectives dans ses travaux précédents sur l'économie du don, Stéphane Erhardt transpose ici ses réflexions dans une fiction d'anticipation. 2084 n’est pas seulement une suite au chef-d’œuvre d’Orwell ; c’est une analyse de la transition vers une société où la surveillance est devenue une « expérience utilisateur » et où le « soin par les algorithmes » a remplacé la solidarité organique. À travers l'histoire de Liam Nottin, il nous interroge : que reste-t-il de notre humanité quand nos désirs sont « ré-harmonisés » et que la vérité elle-même devient un palimpseste numérique que l'on réécrit au gré des besoins du présent ?

Cherchant à comprendre la place de l’argent dans nos vies et les racines de nos impasses collectives, il a entrepris un travail personnel de recherche. De cette quête est née L’Économie du Don, une réflexion à la fois lucide et constructive sur les moyens de bâtir une société fondée sur la confiance, la coopération et le sens.

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Quelques citations

  • « Il n'avait pas prévu que le contrôle n'aurait plus besoin de matraques ni de prisons. Qu'il se ferait en douceur. Récompense. Notification de félicitations pour avoir bien trié ses déchets. Obtention d’un badge virtuel pour avoir souri à la caméra. »

    Page 5
  • « Pourquoi interdire une opinion quand on peut la rendre simplement impensable ? Pourquoi lutter contre la diversité quand on peut la noyer sous un flot continu de consensus bienveillants ? »

    Page 6
  • « Et c’est ainsi que meurt une civilisation : non pas dans le fracas des révolutions, mais dans le silence confortable de ceux qui ne savent même plus qu’ils pourraient penser différemment. »

    Page 7
  • « Car la liberté, c’est aussi le droit d’être malheureux sans qu’on vienne vous soigner. Le droit de douter sans qu’on vous rééduque. »

    Page 9
  • « Et c’est cela, la véritable horreur. Ce n’est pas que le système nous brise. C’est qu’il nous séduise. Ce n’est pas qu’il nous torture. C’est qu’il nous rende heureux. »

    Page 12
  • « Vous souvenir que le prix du confort, c’est la liberté. Que le prix du consensus, c’est la diversité. Que le prix du bonheur obligatoire, c’est votre âme. »

    Page 15
  • « Le passage du VieuxParler au NéoParler vise à éliminer les ambiguïtés pour que la pensée ne puisse plus errer là où les mots n'existent plus. »

    Page 200
  • « La vérité, Liam, n’est pas une propriété métaphysique des choses. C’est un consensus social. »

    Page 311

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